La Petite Sirene, le retour

24 août 2010

Bêtement...

... je n'avais pas pensé que mon identifiant ici, que j'avais oublié,  fût celui qui signe mes articles et commentaires. Alors, comme j'avais très envie d'écrire à nouveau, j'ai ouvert un nouveau blog qui est ici

Ceci dit, je doute que quelqu'un repasse par ici, mais bon au cas où, la suite de mon blog existe comme indiqué plus haut.

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24 juillet 2008

Tournant

Cela fait longtemps que je n'ai pas écrit ici, je n'en avais pas envie, j'avais pas mal sombré dans ma déprime, je m'étais pas mal laissée bercer par mon cocon, ma maison, ma prison.

Puis plusieurs choses sont venues me rappeler à l'ordre. D'abord la peur qui a commencé à me rendre la vie TROP handicapante, pour me signaler que l'évitement n'est pas une solution pour faire la paix avec elle. Ensuite, mes employeurs qui eux aussi ont décidé de mettre de l'ordre dans l'entreprise, et m'ont covoquée pour me dire - ohé, tu trouves pas que ça fait trop longtemps que tu travailles à la maison, tout en recevant un plein salaire et en ayant tous les bénéfices qui vont avec? - Euh, oui, bien sûr, rien à redire...

Alors ça a déclenché une série de "mouvements" - la visite chez un psy que j'étais censée voir il y a deux ans encore, un très bon psy, d'ailleurs, qui vous parle dix ou vingt minutes et vous gave de médicaments (pas trop bon, ça, mais il m'a dit - vous avez le choix, soit ce sera une vie handicapante sans médicaments, soit un progrès avec les médicaments...) Pour commencer il m'a engueulée grave, le monsieur, me disant que non, je ne suis pas venue me soigner, je suis venue obtenir un arrêt maladie pour garder mon travail, et qu'il discutera sérieusement avec moi quand j'aurai décidé de me soigner mais qu'en aucun cas il ne signera mon arrêt maladie car il ne souhaite pas que je reste dans l'état où je suis, avec sa bénédiction en plus.

Alors évidemment, j'y suis retournée, ne serait-ce que par dépit.  Je n'y vais pas très souvent, toutes les deux ou trois semaines, car l'essentiel du travail est à faire par moi.  Et je me retrouve souvent dehors, ou à la radio, (où  je recommencerai à travailler mardi prochain, à raison de double tour de service deux fois par semaine, ce qui fait quatre jours ouvrables, et je continuerai à travailler à la maison les autres jours, dites donc, à la longue ça va m'en faire, des jours libres!!!!!), ou  dans un restau, ou à un anniv, ou  chez les voisins...  Ne pensez pas que je ne suis toujours pas terrifiée dehors, mais je le suis moins qu'avant, c'est déjà ça.  Les médocs me font dormir beaucoup, surtout l'après-midi, quand je  suis censée travailler pour la radio, puis aussi après, en début de soirée, mais je pense que je tiendrai le coup à la radio et  au pire des cas je dormirai  plus tôt le soir, à mon retour, les jours où j'y irai. Finalement l'essentiel  c'est que l'on m'y voie, d'après la direction, donc si jamais j'ai une crise eh ben y a toujours un bureau bien caché des yeux curieux, hihihihihihi, je pourrai toujours m'assoupir...

En tout cas ça bouge... Et bien sûr que je sors toujours accompagnée et je ne peux toujours pas m'imaginer de marcher seule dans la rue, jamais, mais qui sait, peut-être un jour ça arrivera quand même.

Comme je l'ai écrit ailleurs, je commence peu à peu à éviter mon évitement...

D'où ce texte, entre autres...

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07 avril 2008

Rattrapage... Du coup, deux entrées d'affilée

Texte écrit le 2 avril 2008 à 18:55

 Mon "enfant"est partie

C’était l’été, il y a près de onze ans, quand je l’ai apportée à la maison dans un petit sac à dos, cette petite boule venue au monde un mois et demie auparavant. Mon frère l’a tenue sur sa paume lorsqu’elle avait une semaine…

Nous avons passé tellement de temps ensemble, de très bons moments comme des mauvais, je la surveillais quand elle mettait bas (16 chiots en 4 portées), j’angoissais quand il lui arrivait de se perdre, on devait aller la chercher, contrairement à sa fille, elle ne savait pas retrouver la maison, elle n’était pas très intelligente, ma petite chienne...

 Je l’ai gâtée au départ, puis après, je me « moquais » toujours d’elle en la traitant de prétentieuse, et je dois avouer que je préfère Clara, sa fille, qui se tient à présent tristement blottie sous la chaise en face de moi, et qui erre comme perdue dans la maison depuis deux heures.

 Hier soir, je caressais ma chienne en m’efforçant de soulager sa peine due à la maladie qui s’est manifestée il y a quelques jours seulement, alors que qui sait depuis quand elle couvait en elle. J’attendais l’arrivée du vétérinaire avec les médicaments et la perfusion qui lui auraient permis peut-être de rester un peu plus longtemps avec nous.

 Chaque année, comme elle vieillissait, je lui disais: “Mais cette année tu vas avoir huit (neuf, dix…) ans !!!! » et ces derniers temps je n’arrêtais pas de répéter : « Mais tu deviens une vraie mémé, en mai tu vas avoir onze ans !!! »

 Elle ne les aura pas. Elle s’est éteinte en silence il y a deux heures environ, dans une agonie sans voix, elle gémissait seulement la nuit dernière, cela m’a réveillée, elle s’est tue dès que je me suis levée, et elle a passé les dernières heures de sa vie en souffrant en silence, avant l’agonie qui faisait tressaillir son petit corps jusqu’à son dernier souffle.

 Je me sens comme amputée d'une partie de ma vie, celle des derniers presque onze ans. Elle m’a laissé Clara, (je lui disais toujours "Tu m’as donné ma Clara"), son enfant, son amie inséparable et sa rivale éternelle s’il s’agissait de la nourriture – des fois, elles risquaient de s’entretuer autour d'un morceau de biscuit ou de saucisson! Elle m’a laissé beaucoup de souvenirs, et à présent beaucoup de chagrin aussi. Tout s’est déroulé très vite, trop vite…

Lorsqu’elle était déjà partie quelque part au paradis canin, je l'ai caressée, je l'ai embrassée et j'ai fait mes adieux avec elle en lui disant les mots les plus tendres.

J’évitais de regarder lorsqu'on l'emportait pour l'inhumer.

La pénombre règne dans la chambre, dehors, il fait encore jour, et ma chienne est partie dormir quelque part dans le noir, à côté de son pote et père de ses derniers chiots, emporté voilà trois ans par la même maladie qui l’a atteinte elle.


cica_01_04_08
Tzitza (27 mai 1997 - 2 avril 2008)
Photo prise le 1 avril 2008

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Rattrapage, suite

Ma vie, ces jours-ci…

J’ai perdu ma chienne et cela m’a fait ressentir beaucoup de choses, à côté du chagrin. Et cela a suscité beaucoup de réflexions.

Je comprends mieux mes parents qui s’inquiètent de ma « non-vie ». Si j’ai tant de chagrin pour ma petite chienne, quelle doit être leur préoccupation pour moi, alors ?

Je me demande comment je vais supporter quand le tour de mes parents viendra, et je n’ose pas penser ce qui leur arriverait à eux si, par hasard, je partais la première (sait-on jamais?).

Je ne veux pas me sentir coupable du fait que mes chiennes se promenaient libres et seules, et le véto a dit qu’il n’y avait pas de signes d’intoxication, bien que les symptômes y ressemblaient, selon moi. C’est apparemment le diabète qui avait bousillé ses reins (pourquoi je ne le savais pas, je ne voyais rien venir, et je ne lui donnais pas beaucoup de sucreries). Cependant, le fait qu'elles sortaient seules est encore un résultat de ma "non-vie", je ne les surveillais pas – intoxiquée ou pas, elle aurait pu l’être (surtout avec les voisins « bienviellants »). C’est vrai qu’elle avait déjà « un certain âge », à l’échelle canine, mais elle se portait bien, trop bien, jusqu’à quelques jours avant de partir.

Du coup, maintenant, Clara sort en laisse. Elle veut bien marcher quand c'est ma mère ou mon frère qui sortent avec elle, elle a même compris qu'elle pouvait faire pipi tenue en laisse.

Ce matin, je me suis aventurée dehors moi. Eh bien elle me fait le même coup qu'avant,  au temps  où l'on redoutait la grippe aviaire. Je tiens la laisse de la main droite, eh ben non, elle veut absolument marcher de mon côté gauche. J'ai la laisse autour des jambes, très bon préalable pour tomber, moi qui redoute déjà tant de marcher dehors!!!! On est mal parties, hein?

Alors je la laisse libre, pensant qu'elle resterait près de moi. (Avec mon frère, elle se tient à côté de lui, laisse ou pas laisse). Ouais... Elle a filé comme un éclair jusq'au petit terrain de jeu au bout de la rue où elle a joué avec des enfants (selon le rapport du voisin à qui j'ai téléphoné pour vérifier).

Vous aurez compris - j'ai du pain sur la planche ce printemps. Pour elle, pour moi, pour la vie.

Parce que, vous le savez déjà, et je viens de m'en rendre compte une fois de plus:  on est accrochés à la vie par un fil très ténu.

Et j'ai compris que la vie, je l'aimais après tout. Enfin... Je crois.  Bien qu'elle soit dure... Et imprévisible. Hier soir, un dépôt de pesticides a explosé dans une usine à quelques kilomètres de chez moi. J'ai du fermer les fenêtres. Encore plus enfermée dans ma prison volontaire, j'avais envie de marcher et respirer un air pur. Mal partie aussi, l'envie, hein?
Mais sinon, ça va. Je n'ai pas énormément de travail, juste ce qu'il faut (contrairement à mars où, par exemple, j'ai passé la journée de mon anniversaire à bosser 18 heures devant l'ordi), le printemps est arrivé, les gens qui m'aiment et que j'aime sont là,  et ils continuent à m'aimer même quand je suis pénible, donc,  comme je disais, c'est beau, la vie. 

Beau et court. Alors, il ne faut pas la gaspiller.

 

 

 

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12 février 2008

Me sus fait taguer

J'ai été taguée par Cassy

J'ai écrit l'entrée toute entière, puis j'ai fait une fausse manip et pouf, pu rien!!!! 'Reusement ce n'était pas long.

La consigne c’est : Citer le blog qui vous a lancé dans le jeu, redonner le règlement, mentionner six choses sans importance sur soi puis trouver six autres personnes auxquelles passer le jeu et les en prévenir.

1. Ce qui est sans importance pour moi, c'est moi, déjà et d'abord!

2. Les biens matériels de toute sorte, sauf ceux de première nécessité, et peut-être aussi de deuxième.

3. S'habiller à la mode et être "in" sous tous les points de vue.

4. Les connards qui se défoulent sur le Net en tentant d'agresser, rabaisser, humilier, intimider les autres. Je les ignore.

5. Où se trouvent les choses dans la maison, du moment que je n'en ai pas besoin. En revanche, quand j'en ai besoin, alors là je m'en veux terriblement d'être aussi négligente.

6. Que le ciel me tombe sur la tête. Primo, je ne suis pas Gauloise, secundo, si ça arrive, ben là de toutes façons  TOUT deviendra sans importance!

Je tague certaines personnes de ma liste qui n'ont pas été taguées à ma connaissance, mais je dois dire que je lis très peu dernièrement, submergée par le boulot, alors je m'excuse à l'avance!!!!

Alain
Céline
Christine
Ilescook
Olive
Pralinette




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04 février 2008

Ils sont fous ces... Serbes!

Sur un forum serbe sont apparus des commentaires concernant la victoire (victoire très serrée, je précise pour mes lecteurs francophones) du Président actuel à la présidentielle chez nous, hier. Dans l’un deux, il était écrit ce qui suit :

Si j’étais un homme politique européen ou américain, je me dirais: "C’est vraiment un peuple fou, ils ne savent pas ce qu’ils veulent, il vaut mieux ne pas avoir affaire à eux !!!".

 J’ai réagi à ce post et à quelques autres, j’ai traduit ma réponse en français et je l’ai un peu adaptée pour vous, pour la publier ici :

 «Moi aussi j’ai pensé qu’on était un peuple fou. Puis finalement peut-être non. Car nous étions toujours à un croisement et nous le restons encore, j’ai déjà écrit quelque part que nous sommes un peu comme cet âne de Buridan.

Si nous considérons la Serbie comme un pays au croisement entre deux «civilisations»  (L’Occident et l’Orient), entre deux grandes puissances, si nous considérons comme telles l’Europe et la Russie, ne serait-ce que pour illustrer ce que je raconte, si nous nous rappelons tout ce qui nous «fouettait» à travers l’histoire lointaine et récente, et nous «fouette» toujours, ce qui nous rend paumés encore dans la phase de notre conception, il n’est pas étonnant du tout de nous avoir vu divisés à un tel point à la présidentielle. Là aussi, vous le voyez bien, nous sommes à un croisement.

Pour ma part, j’ai vote plutôt contre les radicaux que pour Tadic en tant que tel, plus exactement, j’ai voté en faveur du modéré contre l’extrême. Je dois dire cependant que plusieurs des interventions de M. Nikolic lors de cette campagne, ainsi que son discours après sa défaite, m’ont agréablement surpris (je rajoute dans la version française – les membres du Parti radical serbe sont assez désagréables, voire agressifs dans leurs propos et parfois, dans le passé, même dans leurs actes, des bagarreurs qui pointent du doigt tout ce qui leur semble «suspect et malhonnête» et aiment beaucoup étaler le «linge sale» de leurs adversaires, eh bien le candidat radical a eu des interventions plus que correctes, dernièrement).

J’admets sans hésiter que les démocrates n’ont pas répondu à nos attentes, mais qui sait, peut-être ça ira mieux. Et bien sûr que la Russie est un partenaire stratégique et économique puissant, mais j’en ai un peu marre qu’on se distingue toujours et pas dans le sens le plus positif (malgré que le NON historique de Tito à Staline était plutôt positif, mais voyez, Tito lui aussi avait un regard juste sur le «croisement» que nous sommes, que nous devons toujours faire des «manœuvres» dans un sens ou dans un autre). Mais pourquoi, on se demande ???? Ne peut-on pas être normaux pour une fois, si tous autour de nous vont en Union européenne, pourquoi nous on y irait pas, si jamais elle s’écroule, cette Union, ben on verra au moment donné, puis peut-être elle ne s’écroulera jamais.

Peut-être, si nous parvenons à nous «normaliser» sans plus être ce fameux trou dans le tapis, qui sera brodé de fils d’or par l’Europe, à dit le Monsieur, hein (un des candidats à dit cela, le tapis étant l’Europe, l’autre ne a profité pour en faire une interprétation négative, en omettant de mentionner les fils d’or), peut-être effectivement nous pourrons élire les politiciens d’après leurs compétences réelles, là, nous ne faisons que «manœuvrer» encore et toujours… Et pour nous «normaliser», mis à part le patriotisme (le Kosovo), mis à part la résistance envers l’Europe en raison de différentes conditions que l’on nous pose, en raison des mauvais souvenirs des bombardements, du fait qu’en UE tout n’est pas idéal non plus, loin de là, pour nous normaliser, donc, il faut que nous puissions TOUS manger correctement au moins trois fois par jour, que nous ayons TOUS chaud en hiver et que nous allions TOUS au bord de la mer en été sans forcément casser nos tirelires (quand je dis TOUS je me réfère à la majorité, car la pauvreté est une tare non seulement ici, hein ?) de pouvoir nous acheter des fringues convenables plus souvent, et non pas être des réguliers dans des boutiques chinoises, acheter des voitures sans crédit, sortir plus souvent, VOYAGER sans les procédures difficiles et les files d’attente  humiliantes dans divers consulats pour obtenir un visa. Quand nous vivrons comme cela, nous pourrons y voir un peu plus clair, nous ne serons pas, à ce moment-là, tellement divisés, tellement «au croisement».

Et est-ce que nos frères de l’Est pourront nous assurer TOUT CELA ? Ou bien eux aussi, comme beaucoup, ne voient que leur propre intérêt dans notre réalité tourbillonnante?

Non, fous, nous ne le sommes quand même pas, nous sommes seulement très confus et pratiquement contraints à faire de tels choix si radicalement, et c’est bien le mot, opposés.»

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02 février 2008

Avis, réactions, projections, etc…

J’ai lu hier l’entrée d’Alain. J’ai eu envie de réagir immédiatement, mais un commentaire aurait été trop long, et je n’avais pas le temps d’écrire une entrée. De toutes façons, la question qu’il soulève me préoccupe depuis pas mal de temps. Et pour moi, elle s’étend à beaucoup plus de situations que ne l’est celle dont parle Alain,  même si j’ai vécu récemment une situation quasi similaire (ou c’était moi la personne qui manque de clairvoyance, il va de soi, hihi).

Sans vouloir trop entrer dans le détail, je dirai que plusieurs personnes qui me connaissent bien (même si là, je commence à me questionner à ce sujet) me disaient que j’ai des réactions irrationnelles à l’égard d’une personne qui m’est proche également depuis voilà six mois. Cette personne me ressemble beaucoup en beaucoup de choses, et un rapport de confiance s’est instauré entre nous. Je sais que c’est quelqu’un qui ne sait pas mentir et qui ne me déjouerait pas. Je ne l’idéalise pas, il a beaucoup de défauts, mais ce que je sais, j’en suis sûre.

Et voilà-t-il pas que des personnes qui me sont proches commencent à faire des commentaires dans le genre semblable à ceux dont parle Alain dans son entrée. Plusieurs personnes, même. Evidemment je pourrais dire, comme je l’ai observé dans un commentaire à mon entrée précédente, que chacun voit midi à sa porte. Je pourrais aussi réfléchir car si plusieurs personnes me disent une chose, peut-être effectivement moi, je n’y vois pas clair. Oui mais les personnes qui pensent comme moi au sujet de ce jeune homme (eh oui, c’est un jeune homme, vous vous en doutiez, hein ? :o))) ) sont beaucoup plus nombreuses que les «trouble-fête».

Ces derniers primo, sous-estiment mon intelligence et ma capacité de jugement. Secundo, sous-estiment ma valeur en tant qu’être humain. Enfin, je peux bien dire ça, mais je peux tout aussi bien dire que ces personnes ne croient pas, ou plus, en la bonté humaine qui existe pourtant, qu’elles ont un problème de confiance, en soi d’abord, en les autres ensuite, que certaines sont de ce fait parano sur les bords ou plus que sur les bords (je le suis aussi parfois, mais j’apprends de moins en moins à l’être, et puis pour avoir confiance, il suffit que les situations que je vis soient claires, que tout soit bien discuté, franchement et sincèrement), que c’est en fait leur propre expérience qui parle. Ou peut-être, ce qui est encore pire (et tout à fait possible pour certains) que ce sont eux qui, dans le fond, manquent de sincérité et sont capables de déjouer quelqu’un. Alors ils font des pro-jec-tions !!!

Dans son entrée, Alain a su prendre le recul nécessaire et il admet s’être peut-être précipité dans ses conclusions. Il est objectif et honnête envers soi-même, et envers ses lecteurs aussi.

Tout le monde ne fera pas ça. Bien souvent, les gens sont têtus et s’en tiennent à leur propre avis coûte que coûte. Peu importe s’ils «abîment» ou déstabilisent l’autre, pourvu qu’eux ils aient raison jusqu’au bout, et ils s’obstinent, et plus loin ça va, plus coriace leur entêtement devient !!!!

Pour ma part, en ce qui concerne le cas concret dont je parlais au début, personne ne peut plus me déstabiliser. Mais vous ne pouvez pas imaginer ce que j’ai pu entendre comme réactions et interprétations de nombreuses situations où les gens sont absolument incapables de «se mettre  dans la peau de l’autre» et commentent uniquement d’après leur propre ressenti, leurs propres impressions. Ainsi, j’apprends à me confier aux autres de moins en moins. Les différents midis devant différentes portes, j’en ai un peu ma claque :o)))

Evidemment, j’apprécie et j’apprécierai toujours les conseils raisonnables, équilibrés, donnés avec le recul nécessaire, et surtout si ce conseil, je le demande. Mais les relations de proximité et de confiance sont souvent difficiles, pour moi au moins. Je sais que j’y suis pour beaucoup avec ma sincérité spontanée et mon objectivité un peu «cruelle », parfois.

A mon âge, il me serait difficile de changer . Ainsi, comme je l’ai dit de manière un peu brute dans mon entrée précédente, je préfère maintenir des relations «de surface» et être plus tranquille comme cela, que «plonger en profondeur». Car dans nos profondeurs respectives, il faut bien souvent faire beaucoup de ménage.

Et moi, je suis fainéante, mais ça, vous le savez déjà. :o)))))))))

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29 janvier 2008

L’amour n’existe pas


Je vais vous dire, ne vous leurrez pas, l’amour, ça n’existe pas.

 Enfin si, dans l’idéal, l’amour évangélique.

 Sinon ben non.

 Il y a :

 Le narcissisme.

 L’égoïsme.

Les intérêts réciproques, quels qu’ils soient - affection, besoin de combler des vides – et là, vous êtes libres d’y donner le sens que vous souhaitez – dépendance affective et manipulation de ce fait, que ce soit chez les deux, que ce soit l’un qui est manipulé ou se laisse manipuler par l’autre, et la dépendance affective c’est vachement dangereux parce qu’on fait plein de concessions et puis à un moment on ouvre les yeux et on se dit eh ben merde y en a marre, et là évidemment l’autre interprète tout de travers, parce que comment ça, tout allait bien puis soudain il/elle me reproche ceci ou cela ou bien il/elle a du ressentiment (eh oui, si on ose dire le fond de sa pensée, c’est du ressentiment) et c’est intolérable, non mais…

Il y a des semblants d’amour.

 Je t’aime parce que tu m’aimes et que tu m’acceptes tel(le) que je suis. C’est qui qu’on aime, là ?

 Je t’aime parce que tu t’adaptes à moi et je n’ai pas à changer, ah que tu es adorable, je t’aime à la folie et pour toute la vie !!!! Mouais, facile…

Les enfants aiment les parents parce que sans eux, ils ne seraient pas, ils les nourrissent et les élèvent (et encore, tout le monde n’aime pas ses parents, ou ne sait pas le faire).

Les parents aiment les enfants parce que c’est LEUR chair, leur «prolongation» sur cette Terre, ils les confirment et affirment en tant qu’êtres humains qui ont accompli ce que la nature leur demandait (et encore, tout le monde n’aime pas ses enfants, ou ne sait pas le faire).

Les amoureux s’aiment parce qu’ils baisent, alors ils s’imaginent être amoureux. Amoureux mon cul… Tout le monde peut baiser avec n’importe qui, pourvu qu’il baise bien, tout ce que l’on trouve comme justification pour baiser avec d’autres sont des balivernes pour se justifier «moralement» à ses propres yeux, aux yeux de ses proches, de la société…

L’amour c’est un truc complètement idiot inventé par l’Homme. Regardez les animaux, eux, ils sont naturels. Ils nourrissent et «élèvent» leurs petits et puis les petits PARTENT, et quand bien même ils resteraient, eh ben ils seraient prêts à égorger leur propre mère pour un morceau de viande. Ils n’aiment pas, ils baisent quand ils en ont besoin. Pour se reproduire… Rien à voir avec l’amour.

L’amour n’existe pas et puis à bien y réfléchir, même cet amour évangélique, n’est-ce pas en fait de l’amour envers soi, comme quoi – je suis super grand magnanime tolérant mon ego je m’en balance parce que moi j’aime sans retour j’accepte tout je comprends tout je pardonne tout… Oui mais qui ? MOI MOI MOI MOI et encore MOI.

Alors l’amour, hein…

Je préfère de loin l’isolement et la solitude que la comédie entretenue au nom de quelque chose qui en fait – n’existe pas.

 

 

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23 janvier 2008

Je n’écris pas

Je ne dirai plus que je n’écrirai plus dans mon blog, je l’ai dit trop de fois, puis je revenais sur ma décision.

Mon comportement était instable, alors qu’au fond je ne pense pas être instable.

Je n’ai plus envie de partager, simplement. Au moins pour le moment. Plus envie de parler ou écrire où que ce soit, en virtuel comme en réel. Quand je parle pour dire ce que je pense, il faut que je fasse bien attention ce que je dis, sinon ma franchise est considérée comme agression. Je n’ai pas envie de faire cet effort. J’en ai marre des concessions et des frustrations. Je suis difficile, tant pis. Je me fais louve solitaire, et ce sera parfait comme cela.

J’ai envie d’être ce que je suis. Une femme qui ne sait pas vivre, si ce n’est pour travailler. Je pense être mauvaise ou médiocre pour tout le reste.

Je vais m’occuper de mon travail et de ma santé, qui laisse beaucoup à désirer, et si je laisse tomber cela aussi, cela voudra dire que je renonce à la vie, que cela a été mon choix.

J’ai envie de vivre selon mes choix. Même si mon choix est celui de sombrer, ce que je ne sais toujours pas.

Mais j’ai envie de vivre selon MES envies A MOI.

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12 janvier 2008

Ce que j’appelle une journée mouvementée

Avant-hier, je me suis levée tôt, pour terminer un boulot, urgent comme toujours, et j'étais à la bourre, et crevée en plus, car j’ai passé la nuit à lire.

Et à lire des conneries, en plus, que Danielle Steel me pardonne!!! La nuit précédente, je suis même allée imprimer la suite de « Bitter-sweet » au milieu de la nuit, mais ma recharge imprimante a rendu l’âme trente pages avant la fin. 

Je termine ce boulot, ainsi qu’un autre, un peu plus relax, tout de suite après, ce qui me permet de tchatcher un peu dans le même temps.

Après, c’était l’heure de mon travail quotidien pour la radio, et vous n’êtes pas sans savoir, pour certains, que c’est lié à un horaire strict.

Entre temps, arrive ma recharge imprimante, avec le message oral de l’oie qui travaille dans la boutique : "Qu’elle vérifie si sa recharge est bien rechargée, je ne suis pas sûre si c’est fait, mais je suppose, vu que le prix y est collé..."

Une oie, mais en fait elle ferait mieux d’aller garder des oies… Son manque de professionnalisme ne l’a pas empêché de prendre mes sous.

Et de prendre aussi MON numéro de téléphone (ha ! comme si elle comptait m’appeler), au lieu de donner le sien, pour que je puisse, au cas où la recharge serait vide, l’appeler pour lui dire de venir la reprendre EN RAMPANT pour qu’on la remplisse comme il se doit, et qu’elle me la ramène EN RAMPANT encore (ça fait un kilomètre au moins, hein !)!!!!!!!!

C’était rechargé. Moins bien que la dernière fois, mais bon…

Entre temps, ma minute limite pour la radio approche, je me décarcasse encore, je parviens à envoyer le texte sept minutes avant l’émission, et ma collègue a du poireauter vingt minutes jusqu’à la fin, pour la lire en direct, car son créneau enregistrement était terminé à cause de ma f… recharge (vous suivez ?).

Soudain je me souviens que je n’ai bu que de l’eau aujourd’hui, et il est six heures du soir. Je vais me préparer mon repas diététique (je suis au régime depuis huit jours).

Le téléphone fixe sonne. Je m’arrange pour manger mon potage tout en parlant, pour pas qu’il refroidisse.

Le portable sonne, alors ma cuisse de poulet et mes choux en vinaigrette restent à attendre des temps meilleurs.

Puis arrive un petit régal que j’attendais depuis quelques jours:


 

kozmetika

Evidemment, j’appelle ma voisine pour lui montrer mon acquisition. Une autre voisine vient tout à fait par hasard. On bavarde. MSN sonne. Un SMS fait «toc toc». Peu importe, je suis multitâche, je réponds partout, tout en bavardant avec mes voisines et en transférant la photo plus haut sur mon ordi (car prise avec mon téléphone).

Et ce n’est qu’après, finalement, que je suis allée dire bonsoir à la suite de mon repas. La pauvre cuisse de poulet était déjà fatiguée d’attendre à être dépecée par mes dents affamées!

Selon la loi de Murphy, parfois, la journée est tout à fait muette, sourde, aveugle. Celle d’avant-hier soir, en revanche, et de celles que j’appelle mouvementées, malgré ma vie assez immobile.
Mais c’est fou ce qu’elle sent bon, ma nouvelle eau de toilette, «Lady Vintage» !!!

Alors je me sentais bien. Très bien, même.

 


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