07 avril 2008
Rattrapage, suite
Ma vie, ces
jours-ci…
J’ai
perdu ma chienne et cela m’a fait ressentir beaucoup de choses, à côté du
chagrin. Et cela a suscité beaucoup de réflexions.
Je
comprends mieux mes parents qui s’inquiètent de ma « non-vie ». Si j’ai tant de
chagrin pour ma petite chienne, quelle doit être leur préoccupation pour moi,
alors ?
Du coup,
maintenant, Clara sort en laisse. Elle veut bien marcher quand c'est ma mère ou
mon frère qui sortent avec elle, elle a même compris qu'elle pouvait
faire pipi tenue en laisse.
Ce matin, je me
suis aventurée dehors moi. Eh bien elle me fait le même coup qu'avant, au
temps où l'on redoutait la grippe aviaire. Je tiens la laisse de la main
droite, eh ben non, elle veut absolument marcher de mon côté gauche. J'ai la
laisse autour des jambes, très bon préalable pour tomber, moi qui redoute déjà
tant de marcher dehors!!!! On est mal parties, hein?
Alors je la
laisse libre, pensant qu'elle resterait près de moi. (Avec mon frère, elle se
tient à côté de lui, laisse ou pas laisse). Ouais... Elle a filé comme un
éclair jusq'au petit terrain de jeu au bout de la rue où elle a joué avec des
enfants (selon le rapport du voisin à qui j'ai téléphoné pour vérifier).
Vous
aurez compris - j'ai du pain sur la planche ce printemps. Pour elle, pour moi,
pour la vie.
Parce
que, vous le savez déjà, et je viens de m'en rendre compte une fois de
plus: on est accrochés à la vie par un fil très ténu.
Et
j'ai compris que la vie, je l'aimais après tout. Enfin... Je crois. Bien
qu'elle soit dure... Et imprévisible. Hier soir, un dépôt de pesticides a
explosé dans une usine à quelques kilomètres de chez moi. J'ai du fermer les
fenêtres. Encore plus enfermée dans ma prison volontaire, j'avais envie de
marcher et respirer un air pur. Mal partie aussi, l'envie, hein?
Mais sinon, ça va. Je n'ai pas énormément de travail, juste ce qu'il faut
(contrairement à mars où, par exemple, j'ai passé la journée de mon
anniversaire à bosser 18 heures devant l'ordi), le printemps est arrivé, les
gens qui m'aiment et que j'aime sont là, et ils continuent à m'aimer même
quand je suis pénible, donc, comme je disais, c'est beau, la vie.
Beau
et court. Alors, il ne faut pas la gaspiller.
Commentaires
Une fois de plus je me rends compte que je partage beaucoup de choses avec toi !
Tu écris "on est accrochés à la vie par un fil très ténu" : c'est si vrai, mais tout compte fait ce fil doit être plus solide qu'il n'y parait, puis "...je disais, c'est beau, la vie." : voila une jolie note positive, qui fait plaisir à lire chez toi Nada, joli cielbleu :-)
Finalement, le départ de la chienne (événement forcément douloureux à vivre...), te ramène un des fondamentaux, à de l'essentiel.
J'ai le sentiment que cela ravive ton désir de vivre.
Triste pour le départ de ta chienne, je me réjouis cependant de ces retentissements positifs.
La vie sera toujours difficile et éprouvante à certains moments, mais il y a une "vaillance" en toi, une tonicité qui te permet de traverser.
Parfois, il me semble que tu y crois moins, mais là, elle revient avec force !
Cela fait du bien de te lire ainsi !
Merci à vous
Et moi, cela me fait du bien de vous lire ainsi, tous :)
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