07 avril 2008
Rattrapage, suite
Ma vie, ces
jours-ci…
J’ai
perdu ma chienne et cela m’a fait ressentir beaucoup de choses, à côté du
chagrin. Et cela a suscité beaucoup de réflexions.
Je
comprends mieux mes parents qui s’inquiètent de ma « non-vie ». Si j’ai tant de
chagrin pour ma petite chienne, quelle doit être leur préoccupation pour moi,
alors ?
Je
me demande comment je vais supporter quand le tour de mes parents viendra, et
je n’ose pas penser ce qui leur arriverait à eux si, par hasard, je partais la
première (sait-on jamais?).
Je
ne veux pas me sentir coupable du fait que mes chiennes se promenaient libres
et seules, et le véto a dit qu’il n’y avait pas de signes d’intoxication, bien
que les symptômes y ressemblaient, selon moi. C’est apparemment le diabète qui
avait bousillé ses reins (pourquoi je ne le savais pas, je ne voyais rien
venir, et je ne lui donnais pas beaucoup de sucreries). Cependant, le fait
qu'elles sortaient seules est encore un résultat de ma "non-vie", je
ne les surveillais pas – intoxiquée ou pas, elle aurait pu l’être (surtout avec
les voisins « bienviellants »). C’est vrai qu’elle avait déjà « un certain âge
», à l’échelle canine, mais elle se portait bien, trop bien, jusqu’à quelques
jours avant de partir.
Du coup,
maintenant, Clara sort en laisse. Elle veut bien marcher quand c'est ma mère ou
mon frère qui sortent avec elle, elle a même compris qu'elle pouvait
faire pipi tenue en laisse.
Ce matin, je me
suis aventurée dehors moi. Eh bien elle me fait le même coup qu'avant, au
temps où l'on redoutait la grippe aviaire. Je tiens la laisse de la main
droite, eh ben non, elle veut absolument marcher de mon côté gauche. J'ai la
laisse autour des jambes, très bon préalable pour tomber, moi qui redoute déjà
tant de marcher dehors!!!! On est mal parties, hein?
Alors je la
laisse libre, pensant qu'elle resterait près de moi. (Avec mon frère, elle se
tient à côté de lui, laisse ou pas laisse). Ouais... Elle a filé comme un
éclair jusq'au petit terrain de jeu au bout de la rue où elle a joué avec des
enfants (selon le rapport du voisin à qui j'ai téléphoné pour vérifier).
Vous
aurez compris - j'ai du pain sur la planche ce printemps. Pour elle, pour moi,
pour la vie.
Parce
que, vous le savez déjà, et je viens de m'en rendre compte une fois de
plus: on est accrochés à la vie par un fil très ténu.
Et
j'ai compris que la vie, je l'aimais après tout. Enfin... Je crois. Bien
qu'elle soit dure... Et imprévisible. Hier soir, un dépôt de pesticides a
explosé dans une usine à quelques kilomètres de chez moi. J'ai du fermer les
fenêtres. Encore plus enfermée dans ma prison volontaire, j'avais envie de
marcher et respirer un air pur. Mal partie aussi, l'envie, hein?
Mais sinon, ça va. Je n'ai pas énormément de travail, juste ce qu'il faut
(contrairement à mars où, par exemple, j'ai passé la journée de mon
anniversaire à bosser 18 heures devant l'ordi), le printemps est arrivé, les
gens qui m'aiment et que j'aime sont là, et ils continuent à m'aimer même
quand je suis pénible, donc, comme je disais, c'est beau, la vie.
Beau
et court. Alors, il ne faut pas la gaspiller.
02 février 2008
Avis, réactions, projections, etc…
J’ai lu hier l’entrée d’Alain. J’ai eu envie de réagir immédiatement, mais un commentaire aurait été trop long, et je n’avais pas le temps d’écrire une entrée.
De toutes façons, la question qu’il soulève me préoccupe depuis pas mal de temps. Et pour moi, elle s’étend à beaucoup plus de situations que ne l’est celle dont parle Alain, même si j’ai vécu récemment une situation quasi similaire (ou c’était moi la personne qui manque de clairvoyance, il va de soi, hihi).
Sans vouloir trop entrer dans le détail, je dirai que plusieurs personnes qui me connaissent bien (même si là, je commence à me questionner à ce sujet) me disaient que j’ai des réactions irrationnelles à l’égard d’une personne qui m’est proche également depuis voilà six mois.
Cette personne me ressemble beaucoup en beaucoup de choses, et un rapport de confiance s’est instauré entre nous. Je sais que c’est quelqu’un qui ne sait pas mentir et qui ne me déjouerait pas. Je ne l’idéalise pas, il a beaucoup de défauts, mais ce que je sais, j’en suis sûre.
Et voilà-t-il pas que des personnes qui me sont proches commencent à faire des commentaires dans le genre semblable à ceux dont parle Alain dans son entrée.
Plusieurs personnes, même. Evidemment je pourrais dire, comme je l’ai observé dans un commentaire à mon entrée précédente, que chacun voit midi à sa porte. Je pourrais aussi réfléchir car si plusieurs personnes me disent une chose, peut-être effectivement moi, je n’y vois pas clair. Oui mais les personnes qui pensent comme moi au sujet de ce jeune homme (eh oui, c’est un jeune homme, vous vous en doutiez, hein ? :o))) ) sont beaucoup plus nombreuses que les «trouble-fête».
Ces derniers primo, sous-estiment mon intelligence et ma capacité de jugement. Secundo, sous-estiment ma valeur en tant qu’être humain. Enfin, je peux bien dire ça, mais je peux tout aussi bien dire que ces personnes ne croient pas, ou plus, en la bonté humaine qui existe pourtant, qu’elles ont un problème de confiance, en soi d’abord, en les autres ensuite, que certaines sont de ce fait parano sur les bords ou plus que sur les bords (je le suis aussi parfois, mais j’apprends de moins en moins à l’être, et puis pour avoir confiance, il suffit que les situations que je vis soient claires, que tout soit bien discuté, franchement et sincèrement), que c’est en fait leur propre expérience qui parle. Ou peut-être, ce qui est encore pire (et tout à fait possible pour certains) que ce sont eux qui, dans le fond, manquent de sincérité et sont capables de déjouer quelqu’un. Alors ils font des pro-jec-tions !!!
Dans son entrée, Alain a su prendre le recul nécessaire et il admet s’être peut-être précipité dans ses conclusions. Il est objectif et honnête envers soi-même, et envers ses lecteurs aussi.
Tout le monde ne fera pas ça. Bien souvent, les gens sont têtus et s’en tiennent à leur propre avis coûte que coûte. Peu importe s’ils «abîment» ou déstabilisent l’autre, pourvu qu’eux ils aient raison jusqu’au bout, et ils s’obstinent, et plus loin ça va, plus coriace leur entêtement devient !!!!
Pour ma part, en ce qui concerne le cas concret dont je parlais au début, personne ne peut plus me déstabiliser.
Mais vous ne pouvez pas imaginer ce que j’ai pu entendre comme réactions et interprétations de nombreuses situations où les gens sont absolument incapables de «se mettre dans la peau de l’autre» et commentent uniquement d’après leur propre ressenti, leurs propres impressions.
Ainsi, j’apprends à me confier aux autres de moins en moins. Les différents midis devant différentes portes, j’en ai un peu ma claque :o)))
Evidemment, j’apprécie et j’apprécierai toujours les conseils raisonnables, équilibrés, donnés avec le recul nécessaire, et surtout si ce conseil, je le demande.
Mais les relations de proximité et de confiance sont souvent difficiles, pour moi au moins. Je sais que j’y suis pour beaucoup avec ma sincérité spontanée et mon objectivité un peu «cruelle », parfois.
A mon âge, il me serait difficile de changer . Ainsi, comme je l’ai dit de manière un peu brute dans mon entrée précédente, je préfère maintenir des relations «de surface» et être plus tranquille comme cela, que «plonger en profondeur».
Car dans nos profondeurs respectives, il faut bien souvent faire beaucoup de ménage.
Et moi, je suis fainéante, mais ça, vous le savez déjà. :o)))))))))
29 janvier 2008
L’amour n’existe pas
Je vais vous
dire, ne vous leurrez pas, l’amour, ça n’existe pas.
Enfin si, dans l’idéal,
l’amour évangélique.
Sinon ben non.
Il y a :
Le narcissisme.
L’égoïsme.
Les intérêts réciproques, quels qu’ils soient - affection, besoin de
combler des vides – et là, vous êtes libres d’y donner le sens que vous souhaitez
– dépendance affective et manipulation de ce fait, que ce soit chez les deux,
que ce soit l’un qui est manipulé ou se laisse manipuler par l’autre, et la
dépendance affective c’est vachement dangereux parce qu’on fait plein de
concessions et puis à un moment on ouvre les yeux et on se dit eh ben merde y
en a marre, et là évidemment l’autre interprète tout de travers, parce que
comment ça, tout allait bien puis soudain il/elle me reproche ceci ou cela ou
bien il/elle a du ressentiment (eh oui, si on ose dire le fond de sa pensée, c’est
du ressentiment) et c’est intolérable, non mais…
Il y a des semblants d’amour.
Je t’aime parce que tu m’aimes et que tu m’acceptes tel(le) que je suis. C’est
qui qu’on aime, là ?
Je t’aime parce que tu t’adaptes à moi et je n’ai pas à changer, ah que tu es
adorable, je t’aime à la folie et pour toute la vie !!!! Mouais, facile…
Les enfants aiment les parents parce que sans eux, ils ne seraient pas, ils
les nourrissent et les élèvent (et encore, tout le monde n’aime pas ses parents,
ou ne sait pas le faire).
Les parents aiment les enfants parce que c’est LEUR chair, leur «prolongation»
sur cette Terre, ils les confirment et affirment en tant qu’êtres humains qui
ont accompli ce que la nature leur demandait (et encore, tout le monde n’aime
pas ses enfants, ou ne sait pas le faire).
Les amoureux s’aiment parce qu’ils baisent, alors ils s’imaginent être amoureux.
Amoureux mon cul… Tout le monde peut baiser avec n’importe qui, pourvu qu’il baise
bien, tout ce que l’on trouve comme justification pour baiser avec d’autres
sont des balivernes pour se justifier «moralement» à ses propres yeux, aux yeux
de ses proches, de la société…
L’amour c’est un truc complètement idiot inventé par l’Homme. Regardez les
animaux, eux, ils sont naturels. Ils nourrissent et «élèvent» leurs petits et
puis les petits PARTENT, et quand bien même ils resteraient, eh ben ils
seraient prêts à égorger leur propre mère pour un morceau de viande. Ils n’aiment
pas, ils baisent quand ils en ont besoin. Pour se reproduire… Rien à voir avec
l’amour.
L’amour n’existe pas et puis à bien y réfléchir, même cet amour
évangélique, n’est-ce pas en fait de l’amour envers soi, comme quoi – je suis
super grand magnanime tolérant mon ego je m’en balance parce que moi j’aime
sans retour j’accepte tout je comprends tout je pardonne tout… Oui mais qui ?
MOI MOI MOI MOI et encore MOI.
Alors l’amour, hein…
Je préfère de loin l’isolement et la solitude que la comédie entretenue au
nom de quelque chose qui en fait – n’existe pas.
23 janvier 2008
Je n’écris pas
Je ne dirai plus que je n’écrirai plus dans mon blog, je l’ai dit trop de fois, puis
je revenais sur ma décision.
Mon comportement
était instable, alors qu’au fond je ne pense pas être instable.
Je n’ai plus envie de partager, simplement. Au moins pour le moment. Plus envie
de parler ou écrire où que ce soit, en virtuel comme en réel. Quand je parle
pour dire ce que je pense, il faut que je fasse bien attention ce que je dis,
sinon ma franchise est considérée comme agression. Je n’ai pas envie de faire
cet effort. J’en ai marre des concessions et des frustrations. Je suis
difficile, tant pis. Je me fais louve solitaire, et ce sera parfait comme cela.
J’ai envie d’être ce que je suis. Une femme qui ne sait pas vivre, si ce n’est
pour travailler. Je pense être mauvaise ou médiocre pour tout le reste.
Je vais m’occuper de mon travail et de ma santé, qui laisse beaucoup à
désirer, et si je laisse tomber cela aussi, cela voudra dire que je renonce à
la vie, que cela a été mon choix.
J’ai envie de vivre selon mes choix. Même si mon choix est celui de
sombrer, ce que je ne sais toujours pas.
Mais j’ai envie de vivre selon MES envies A MOI.
03 janvier 2008
Récapitulation
Normalement, les premiers jours de janvier, je fais une récapitulation de l’année
passée, au plan personnel j’entends, plus narcissique que moi tu trouves pas…
Cette année je n’en
ai pas vraiment envie.
Rien n’a changé.
Si ce n’est mon agoraphobie qui a empiré, malgré les quelques faibles
efforts que j’ai essayé de faire pour aller mieux. Pour le moment ça marche
pas, au contraire.
Mais je ne m’en fais pas, ou pas trop, ou pas vraiment.
J’ai pas mal travaillé, il y a au moins ça. Un livre pour enfants que j’ai
traduit du français est déjà publié, trois autres le seront prochainement, et
je suis en train d’en traduire un cinquième. Et ça, c’est seulement une partie
de tout le travail que j’ai fait cette année (et en 2006 aussi, pour les livres
que je mentionne).
Je m’étais éloignée presque tout à fait de la virtualité francophone, pour
jeter un coup d’œil sur ce qui se passe au niveau local, j’ai noué des
connaissances / amitiés/ fréquentations occasionnelles, il y en a que je
maintiens encore, il y en a eu de drôlement éphémères, il y a eu déceptions
illusions exaltations joies tristesses tout ça, tout ça…
J’ai bouclé la boucle des connaissances virtuelles locales. Celles qui sont
de qualité se sont maintenues dans le réel, j’en ai un peu marre de la
virtualité.
Alors, côté échanges sur le Net, restent les forums (ou fora, si vous
voulez) et ce blog.
Et reste, malgré ma dépression chronique, une joie de vivre, une volonté de
rire, de vivre des moments agréables, de faire des choses bien pour moi et pour
les autres. Malgré ma grosse difficulté à maintenir et entretenir des relations
de proximité. Finalement, en restant à la surface je suis plus sympa et je
trouve les autres plus sympa.
Alors je continue à nager sans trop plonger… Je pense que ça ira…
Bonne année à vous !!!!
05 décembre 2007
Je ne vois rien, je n’entends rien
Dernièrement j’écris parfois sur un forum serbe, si le sujet m’inspire.
Alors hier j’ai pas mal écrit à un sujet intitulé «Le syndrome du silence».
Evidemment je pourrais juste traduire ce que j’ai écrit là-bas, mais ce serait
de la reproduction d’une pensée déjà exposée, alors que moi, en écrivant, je
laisse ma pensée couler.
En guise d’introduction je vous rappellerai ce conte d’Andersen intitulé
« Les habits neufs du roi », dans lequel le roi, dupé par des filous,
parade tout nu, acclamé par une foule qui fait comme si de rien n’était. Il y
avait seulement cet enfant qui… mais bon, vous connaissez l’histoire.
Alors, dans un registre semblable – si j’entends mes voisins hurler en se
disputant, si j’entends de la vaisselle se briser, des meubles cogner contre
les murs, je fais quoi ?
Ben je me tais, bien sûr… Car demain ils roucouleront… Et quand bien même j’appellerais
les flics, ils diraient – Ah madame, s’il n’y a pas délit, on n’y peut rien…
Ils se disputent comme beaucoup. (sous délit il faut comprendre « tant
qu’ils ne s’entretuent pas »). La police peut éventuellement leur signaler
qu’ils ne doivent pas perturber « l’ordre public ».
Est-ce que je me sens bien en gardant le silence? Non. Mais est-il plus facile de me dire – ce
ne sont pas mes oignons… Ben oui…
Je ne peux pas m’aider moi, me persuader moi que je peux vivre mieux et
faire plus d’efforts dans ce sens. Je ne peux rien dans ce sens pour mes
proches, bien que j’aie essayé beaucoup de fois, comme ils le font pour moi.
Alors me mêler de la vie des voisins, vous pensez bien que je ne ferai pas.
Cet exemple de voisins est fictif et même moi je suis fictive dans cet
exemple. Mais je fais comme si…
Je suis une petite égoïste insensible, finalement. Oui, bien sûr, je chiale
en regardant des films tristes, j’aime les animaux, la nature, on dit que je
suis une bonne personne. Mais suis-je capable d’élever la voix contre la
violence, de me révolter contre l’injustice, la fausseté, la malhonnêteté, et
j’en passe ? Capable, je le suis, en fait. Mais est-ce que je le
ferais ? Euh… Très douteux…
Je suis peut-être un mauvais exemple pour illustrer ma pensée ici, car je
ne fais pas assez pour régler mes propres problèmes, comme je l’ai dit plus
haut. Mais qu’en est-il de mes proches, de mon entourage? C’est du pareil au
même, hein ? Les exemples sont nombreux. Mon frère en a cité un excellent
sur le forum dont je parle.
Il y a quelques années, dans notre petite rue circulait une bande de
toxicomanes qui en plus trafiquait des stupéfiants. Mon frère et nos deux
voisins (de mon âge, les voisins, chacun père de deux adolescentes) discutaient
dans la rue, et mon frère avait proposé de faire quelque chose pour empêcher au
moins les toxicomanes de circuler par là. Ce à quoi les voisins (dont l’un
avait travaillé dans la police à un moment, d’ailleurs) ont répondu :
« Ah ça, tant que ça me concerne pas… !!! »
Ils attendaient peut-être de voir leurs filles tomber sous l’influence de
la bande pour que ça les concerne ?
Evidemment, si cela arrivait, ils se transformeraient en tigres…
Et les exemples sont nombreux, en allant de nos petits microcosmes jusqu’à
des niveaux plus généraux. Heureusement qu’ici le peuple en avait trop marre et
que de 1991 jusqu’en 2000, beaucoup de choses se sont passées, beaucoup de gens
courageux ont agi et l’abcès du régime qui a vu éclater la vieille Yougoslavie
et qui a ramené la Serbie à une époque très sombre a crevé. Parce que les gens
agissaient ENSEMBLE, oui, mais pour parvenir à une vie meilleure surtout encore
dans leurs « microcosmes » à eux, pour avoir à manger mieux, pour
pouvoir s’habiller et se chauffer (et
ça, ce n’est toujours pas gagné…)
Il en est de même à présent pour le Kosovo, qui, de toute évidence, va
devenir indépendant dans quelques jours. Pour nos politiciens, l’essentiel est
de s’égosiller que « la Serbie ne renoncera jamais au berceau de sa
spiritualité et de sa culture », et Belgrade propose aux Albanais du
Kosovo « une autonomie substantielle » qui signifie quasiment une
indépendance totale, sous condition que la Serbie garde ses compétences dans la
politique extérieure, le contrôle des frontières et la protection du patrimoine
spirituel et culturel serbe. Pour Belgrade, il en est ainsi. Les Albanais du
Kosovo voient la situation d'un tout à fait autre oeil et refusent tout sauf l’indépendance, et ils savent bien pourquoi ils
insistent sur ce point. Parce que le Kosovo est vraiment « parti »
dès la fin de l’intervention de l’Otan en 1999. C’est à ce moment-là que se
sont tissés « les habits neufs du roi ». Et la «foule » d’hommes
politiques, aussi bien du régime de Milosevic que ceux d’à présent, les
démocrates de tout acabit (sans oublier
les radicaux hein ?) clame toujours : « On ne donnera pas le
Kosovo !!! »
Et nous, le peuple, le petit enfant du conte, nous balbutions… « Mais…
mais…le Kosovo n’est plus serbe depuis belle lurette !!!! » Nous ne
crions même pas… A quoi bon ?
Parce que toute cette histoire n’a pas grand-chose à voir avec les intérêts
des Albanais, et encore moins des Serbes du Kosovo ou de la Serbie. Le Kosovo
est, pour faire bref et pour pas dire des bêtises car je ne m’y connais pas en
géopolitique, un bon territoire stratégique, de par sa position géographique et
de par sa richesse en mines.
Mais, il faut qu’il y ait une foule qui clame (les hommes politiques), des
habits neufs invisibles (le Kosovo qui sera indépendant et tout le monde le
sait) et l’enfant (le peuple) qui ne crie même pas, car il a d’autres chats à
fouetter – que manger demain et comment payer ses notes…
Vous avez compris que ces politiciens qui s’égosillent, ils se taisent en
fait, impuissants devant ce qui est évident. Chez nous on dit : « La
politique est la plus grande des putes ».