29 janvier 2008
L’amour n’existe pas
Je vais vous
dire, ne vous leurrez pas, l’amour, ça n’existe pas.
Enfin si, dans l’idéal,
l’amour évangélique.
Sinon ben non.
Il y a :
Le narcissisme.
L’égoïsme.
Les intérêts réciproques, quels qu’ils soient - affection, besoin de
combler des vides – et là, vous êtes libres d’y donner le sens que vous souhaitez
– dépendance affective et manipulation de ce fait, que ce soit chez les deux,
que ce soit l’un qui est manipulé ou se laisse manipuler par l’autre, et la
dépendance affective c’est vachement dangereux parce qu’on fait plein de
concessions et puis à un moment on ouvre les yeux et on se dit eh ben merde y
en a marre, et là évidemment l’autre interprète tout de travers, parce que
comment ça, tout allait bien puis soudain il/elle me reproche ceci ou cela ou
bien il/elle a du ressentiment (eh oui, si on ose dire le fond de sa pensée, c’est
du ressentiment) et c’est intolérable, non mais…
Il y a des semblants d’amour.
Je t’aime parce que tu m’aimes et que tu m’acceptes tel(le) que je suis. C’est
qui qu’on aime, là ?
Je t’aime parce que tu t’adaptes à moi et je n’ai pas à changer, ah que tu es
adorable, je t’aime à la folie et pour toute la vie !!!! Mouais, facile…
Les enfants aiment les parents parce que sans eux, ils ne seraient pas, ils
les nourrissent et les élèvent (et encore, tout le monde n’aime pas ses parents,
ou ne sait pas le faire).
Les parents aiment les enfants parce que c’est LEUR chair, leur «prolongation»
sur cette Terre, ils les confirment et affirment en tant qu’êtres humains qui
ont accompli ce que la nature leur demandait (et encore, tout le monde n’aime
pas ses enfants, ou ne sait pas le faire).
Les amoureux s’aiment parce qu’ils baisent, alors ils s’imaginent être amoureux.
Amoureux mon cul… Tout le monde peut baiser avec n’importe qui, pourvu qu’il baise
bien, tout ce que l’on trouve comme justification pour baiser avec d’autres
sont des balivernes pour se justifier «moralement» à ses propres yeux, aux yeux
de ses proches, de la société…
L’amour c’est un truc complètement idiot inventé par l’Homme. Regardez les
animaux, eux, ils sont naturels. Ils nourrissent et «élèvent» leurs petits et
puis les petits PARTENT, et quand bien même ils resteraient, eh ben ils
seraient prêts à égorger leur propre mère pour un morceau de viande. Ils n’aiment
pas, ils baisent quand ils en ont besoin. Pour se reproduire… Rien à voir avec
l’amour.
L’amour n’existe pas et puis à bien y réfléchir, même cet amour
évangélique, n’est-ce pas en fait de l’amour envers soi, comme quoi – je suis
super grand magnanime tolérant mon ego je m’en balance parce que moi j’aime
sans retour j’accepte tout je comprends tout je pardonne tout… Oui mais qui ?
MOI MOI MOI MOI et encore MOI.
Alors l’amour, hein…
Je préfère de loin l’isolement et la solitude que la comédie entretenue au
nom de quelque chose qui en fait – n’existe pas.
23 janvier 2008
Je n’écris pas
Je ne dirai plus que je n’écrirai plus dans mon blog, je l’ai dit trop de fois, puis
je revenais sur ma décision.
Mon comportement
était instable, alors qu’au fond je ne pense pas être instable.
Je n’ai plus envie de partager, simplement. Au moins pour le moment. Plus envie
de parler ou écrire où que ce soit, en virtuel comme en réel. Quand je parle
pour dire ce que je pense, il faut que je fasse bien attention ce que je dis,
sinon ma franchise est considérée comme agression. Je n’ai pas envie de faire
cet effort. J’en ai marre des concessions et des frustrations. Je suis
difficile, tant pis. Je me fais louve solitaire, et ce sera parfait comme cela.
J’ai envie d’être ce que je suis. Une femme qui ne sait pas vivre, si ce n’est
pour travailler. Je pense être mauvaise ou médiocre pour tout le reste.
Je vais m’occuper de mon travail et de ma santé, qui laisse beaucoup à
désirer, et si je laisse tomber cela aussi, cela voudra dire que je renonce à
la vie, que cela a été mon choix.
J’ai envie de vivre selon mes choix. Même si mon choix est celui de
sombrer, ce que je ne sais toujours pas.
Mais j’ai envie de vivre selon MES envies A MOI.
12 janvier 2008
Ce que j’appelle une journée mouvementée
Avant-hier, je me suis levée tôt, pour terminer un boulot, urgent comme
toujours, et j'étais à la bourre, et crevée en plus, car j’ai passé la nuit à
lire.
Et à lire des conneries, en plus, que Danielle Steel me pardonne!!! La nuit
précédente, je suis même allée imprimer la suite de « Bitter-sweet »
au milieu de la nuit, mais ma recharge imprimante a rendu l’âme trente pages
avant la fin.
Je termine ce boulot, ainsi qu’un autre, un peu plus relax, tout de suite après,
ce qui me permet de tchatcher un peu dans le même temps.
Après, c’était l’heure de mon travail quotidien pour la radio, et vous
n’êtes pas sans savoir, pour certains, que c’est lié à un horaire strict.
Entre temps, arrive ma recharge imprimante, avec le message oral de l’oie
qui travaille dans la boutique : "Qu’elle vérifie si sa recharge est
bien rechargée, je ne suis pas sûre si c’est fait, mais je suppose, vu que le
prix y est collé..."
Une oie, mais en fait elle ferait mieux d’aller garder des oies… Son manque
de professionnalisme ne l’a pas empêché de prendre mes sous.
Et de prendre aussi MON numéro de téléphone (ha ! comme si elle
comptait m’appeler), au lieu de donner le sien, pour que je puisse, au cas où
la recharge serait vide, l’appeler pour lui dire de venir la reprendre EN
RAMPANT pour qu’on la remplisse comme il se doit, et qu’elle me la ramène EN
RAMPANT encore (ça fait un kilomètre au moins, hein !)!!!!!!!!
C’était rechargé. Moins bien que la dernière fois, mais bon…
Entre temps, ma minute limite pour la radio approche, je me décarcasse
encore, je parviens à envoyer le texte sept minutes avant l’émission, et ma
collègue a du poireauter vingt minutes jusqu’à la fin, pour la lire en direct,
car son créneau enregistrement était terminé à cause de ma f… recharge (vous
suivez ?).
Soudain je me souviens que je n’ai bu que de l’eau aujourd’hui, et il est
six heures du soir. Je vais me préparer mon repas diététique (je suis au régime
depuis huit jours).
Le téléphone fixe sonne. Je m’arrange pour manger mon potage tout en
parlant, pour pas qu’il refroidisse.
Le portable sonne, alors ma cuisse de poulet et mes choux en vinaigrette
restent à attendre des temps meilleurs.
Puis arrive un petit régal que j’attendais depuis quelques jours:

Evidemment, j’appelle ma voisine pour lui montrer mon acquisition. Une autre voisine vient tout à fait par hasard. On bavarde. MSN sonne. Un SMS fait «toc
toc». Peu importe, je suis multitâche, je réponds partout, tout en bavardant
avec mes voisines et en transférant la photo plus haut sur mon ordi (car prise
avec mon téléphone).
Et ce n’est qu’après, finalement, que je suis allée dire bonsoir à la suite
de mon repas. La pauvre cuisse de poulet était déjà fatiguée d’attendre à être
dépecée par mes dents affamées!
Selon la loi de
Murphy, parfois, la journée est tout à fait muette, sourde, aveugle. Celle
d’avant-hier soir, en revanche, et de celles que j’appelle mouvementées, malgré ma
vie assez immobile.
Mais c’est fou ce qu’elle sent bon, ma nouvelle eau de toilette, «Lady Vintage» !!!
Alors je me
sentais bien. Très bien, même.
03 janvier 2008
Récapitulation
Normalement, les premiers jours de janvier, je fais une récapitulation de l’année
passée, au plan personnel j’entends, plus narcissique que moi tu trouves pas…
Cette année je n’en
ai pas vraiment envie.
Rien n’a changé.
Si ce n’est mon agoraphobie qui a empiré, malgré les quelques faibles
efforts que j’ai essayé de faire pour aller mieux. Pour le moment ça marche
pas, au contraire.
Mais je ne m’en fais pas, ou pas trop, ou pas vraiment.
J’ai pas mal travaillé, il y a au moins ça. Un livre pour enfants que j’ai
traduit du français est déjà publié, trois autres le seront prochainement, et
je suis en train d’en traduire un cinquième. Et ça, c’est seulement une partie
de tout le travail que j’ai fait cette année (et en 2006 aussi, pour les livres
que je mentionne).
Je m’étais éloignée presque tout à fait de la virtualité francophone, pour
jeter un coup d’œil sur ce qui se passe au niveau local, j’ai noué des
connaissances / amitiés/ fréquentations occasionnelles, il y en a que je
maintiens encore, il y en a eu de drôlement éphémères, il y a eu déceptions
illusions exaltations joies tristesses tout ça, tout ça…
J’ai bouclé la boucle des connaissances virtuelles locales. Celles qui sont
de qualité se sont maintenues dans le réel, j’en ai un peu marre de la
virtualité.
Alors, côté échanges sur le Net, restent les forums (ou fora, si vous
voulez) et ce blog.
Et reste, malgré ma dépression chronique, une joie de vivre, une volonté de
rire, de vivre des moments agréables, de faire des choses bien pour moi et pour
les autres. Malgré ma grosse difficulté à maintenir et entretenir des relations
de proximité. Finalement, en restant à la surface je suis plus sympa et je
trouve les autres plus sympa.
Alors je continue à nager sans trop plonger… Je pense que ça ira…
Bonne année à vous !!!!