24 juillet 2008
Tournant
Cela fait longtemps que je n'ai pas écrit ici, je n'en avais pas envie, j'avais pas mal sombré dans ma déprime, je m'étais pas mal laissée bercer par mon cocon, ma maison, ma prison.
Puis plusieurs choses sont venues me rappeler à l'ordre. D'abord la peur qui a commencé à me rendre la vie TROP handicapante, pour me signaler que l'évitement n'est pas une solution pour faire la paix avec elle. Ensuite, mes employeurs qui eux aussi ont décidé de mettre de l'ordre dans l'entreprise, et m'ont covoquée pour me dire - ohé, tu trouves pas que ça fait trop longtemps que tu travailles à la maison, tout en recevant un plein salaire et en ayant tous les bénéfices qui vont avec? - Euh, oui, bien sûr, rien à redire...
Alors ça a déclenché une série de "mouvements" - la visite chez un psy que j'étais censée voir il y a deux ans encore, un très bon psy, d'ailleurs, qui vous parle dix ou vingt minutes et vous gave de médicaments (pas trop bon, ça, mais il m'a dit - vous avez le choix, soit ce sera une vie handicapante sans médicaments, soit un progrès avec les médicaments...) Pour commencer il m'a engueulée grave, le monsieur, me disant que non, je ne suis pas venue me soigner, je suis venue obtenir un arrêt maladie pour garder mon travail, et qu'il discutera sérieusement avec moi quand j'aurai décidé de me soigner mais qu'en aucun cas il ne signera mon arrêt maladie car il ne souhaite pas que je reste dans l'état où je suis, avec sa bénédiction en plus.
Alors évidemment, j'y suis retournée, ne serait-ce que par dépit. Je n'y vais pas très souvent, toutes les deux ou trois semaines, car l'essentiel du travail est à faire par moi. Et je me retrouve souvent dehors, ou à la radio, (où je recommencerai à travailler mardi prochain, à raison de double tour de service deux fois par semaine, ce qui fait quatre jours ouvrables, et je continuerai à travailler à la maison les autres jours, dites donc, à la longue ça va m'en faire, des jours libres!!!!!), ou dans un restau, ou à un anniv, ou chez les voisins... Ne pensez pas que je ne suis toujours pas terrifiée dehors, mais je le suis moins qu'avant, c'est déjà ça. Les médocs me font dormir beaucoup, surtout l'après-midi, quand je suis censée travailler pour la radio, puis aussi après, en début de soirée, mais je pense que je tiendrai le coup à la radio et au pire des cas je dormirai plus tôt le soir, à mon retour, les jours où j'y irai. Finalement l'essentiel c'est que l'on m'y voie, d'après la direction, donc si jamais j'ai une crise eh ben y a toujours un bureau bien caché des yeux curieux, hihihihihihi, je pourrai toujours m'assoupir...
En tout cas ça bouge... Et bien sûr que je sors toujours accompagnée et je ne peux toujours pas m'imaginer de marcher seule dans la rue, jamais, mais qui sait, peut-être un jour ça arrivera quand même.
Comme je l'ai écrit ailleurs, je commence peu à peu à éviter mon évitement...
D'où ce texte, entre autres...
12 janvier 2008
Ce que j’appelle une journée mouvementée
Et à lire des conneries, en plus, que Danielle Steel me pardonne!!! La nuit
précédente, je suis même allée imprimer la suite de « Bitter-sweet »
au milieu de la nuit, mais ma recharge imprimante a rendu l’âme trente pages
avant la fin.
Je termine ce boulot, ainsi qu’un autre, un peu plus relax, tout de suite après,
ce qui me permet de tchatcher un peu dans le même temps.
Après, c’était l’heure de mon travail quotidien pour la radio, et vous
n’êtes pas sans savoir, pour certains, que c’est lié à un horaire strict.
Entre temps, arrive ma recharge imprimante, avec le message oral de l’oie
qui travaille dans la boutique : "Qu’elle vérifie si sa recharge est
bien rechargée, je ne suis pas sûre si c’est fait, mais je suppose, vu que le
prix y est collé..."
Une oie, mais en fait elle ferait mieux d’aller garder des oies… Son manque
de professionnalisme ne l’a pas empêché de prendre mes sous.
Et de prendre aussi MON numéro de téléphone (ha ! comme si elle
comptait m’appeler), au lieu de donner le sien, pour que je puisse, au cas où
la recharge serait vide, l’appeler pour lui dire de venir la reprendre EN
RAMPANT pour qu’on la remplisse comme il se doit, et qu’elle me la ramène EN
RAMPANT encore (ça fait un kilomètre au moins, hein !)!!!!!!!!
C’était rechargé. Moins bien que la dernière fois, mais bon…
Entre temps, ma minute limite pour la radio approche, je me décarcasse
encore, je parviens à envoyer le texte sept minutes avant l’émission, et ma
collègue a du poireauter vingt minutes jusqu’à la fin, pour la lire en direct,
car son créneau enregistrement était terminé à cause de ma f… recharge (vous
suivez ?).
Soudain je me souviens que je n’ai bu que de l’eau aujourd’hui, et il est
six heures du soir. Je vais me préparer mon repas diététique (je suis au régime
depuis huit jours).
Le téléphone fixe sonne. Je m’arrange pour manger mon potage tout en
parlant, pour pas qu’il refroidisse.
Le portable sonne, alors ma cuisse de poulet et mes choux en vinaigrette
restent à attendre des temps meilleurs.
Puis arrive un petit régal que j’attendais depuis quelques jours:
Evidemment, j’appelle ma voisine pour lui montrer mon acquisition. Une autre voisine vient tout à fait par hasard. On bavarde. MSN sonne. Un SMS fait «toc
toc». Peu importe, je suis multitâche, je réponds partout, tout en bavardant
avec mes voisines et en transférant la photo plus haut sur mon ordi (car prise
avec mon téléphone).
Et ce n’est qu’après, finalement, que je suis allée dire bonsoir à la suite
de mon repas. La pauvre cuisse de poulet était déjà fatiguée d’attendre à être
dépecée par mes dents affamées!
Selon la loi de
Murphy, parfois, la journée est tout à fait muette, sourde, aveugle. Celle
d’avant-hier soir, en revanche, et de celles que j’appelle mouvementées, malgré ma
vie assez immobile.
Mais c’est fou ce qu’elle sent bon, ma nouvelle eau de toilette, «Lady Vintage» !!!
Alors je me
sentais bien. Très bien, même.
25 décembre 2007
Rhaaaaaaaaaa, Internet!!!!!
Je vais vous dire... Ma vie est tellement routinière, je m’en rends compte en pensant à mes problèmes d’Internet dont je vous parle depuis quelques années, et c’est toujours du pareil au même, ou presque !!!!!
Il y avait d’abord le bas débit, la lenteur, les factures de téléphone qui me coûtaient la peau des... bref, vous comprenez, et j’avais hâte d’avoir le haut débit. Seule possibilité dans mon bled, le wifi. Vint enfin ce fameux wifi, au début tout allait bien, puis ça a commencé à aller un peu plus mal, beaucoup moins bien, carrément mal par moments... Pourquoi, personne ne sait trop... Evidemment il y a les interférences dues à de nombreuses raisons, à partir des circonstances atmosphériques jusqu’aux autres FAI de l’entourage (des sans fil aussi, donc ils se brouillent mutuellement). Mon FAI, quant à lui, s’en lavait les mains de mes problèmes, l’essentiel était que je paye mon abonnement tous les mois, bon, si j’insistais beaucoup, ils promettaient de venir, ils ont fini par changer le connecteur (ce petit bidule qui relie le câble de l’antenne à l’ordi) ça a marché assez bien pendant un moment, puis les problèmes ont recommencé.
Je les appelle tous les jours, et voilà que samedi ils m’appellent enfin pour dire qu’ils viennent. « Ah ben vous tombez mal », je leur dis, « demain je change d’ordi, donc il vaut mieux que vous veniez après » (oui parce que je me suis acheté un nouvel ordi tout beau tout neuf avec un immense écran TFT 19 pouces, si, si !!!!) . En retirant le connecteur de l’ancien ordi, mon frère me dit que j’ai de la chance d’avoir Internet ne serait-ce que parfois, car le connecteur est tout tordu, il me le montre, en effet, il est un peu désarticulé, pour ainsi dire. Cependant, j’avais Internet ce premier soir, puis depuis hier, c’est galère.
Et bien sûr, comme les deux gars qui devaient venir sont tous les deux catholiques (quel hasard !!!) ils ne pouvaient venir ni hier, ni aujourd’hui, c’est Noël, normal, ce matin j’appelle encore pour qu’ils fassent une manip qui aide parfois, ils me promettent d’envoyer quand même quelqu’un peut-être même aujourd’hui, mais demain sûrement. Evidemment aujourd’hui personne n’est venu, mais, ô, miracle, ce soir, après que je m’étais éloignée de l’ordi pendant quelques heures, j’arrive, et vous allez pas le croire, j’ai une connexion normale depuis une bonne heure !!!!
Avec le connecteur tordu...
Donc le problème il est où ? Ben on sait pas !
Je me dépêche de publier cette entrée avant que ça ne se gâche, sinon je devrai encore recourir au bon vieux modem, ah, où sont les merveilleux temps du bas débit qui ne déconnait pas autant que ça !!!!
Et là vous n'allez pas le croire!!!! Le Net marche, mais canalblog déconne, ça fait déjà trois fois que j'essaye de publier!!!!
07 décembre 2007
Aaaaaaaaaaaaah l’administration !!!!!
Aujourd’hui je n’ai plus le temps d’aller jusqu’au poste de police dans mon
bled, puis de toutes façons c’est le week-end. Mais quand j’irai lundi, je leur
demanderai bien gentiment qui va me rembourser les frais pour les documents que
je me suis inutilement procurés… Et pourquoi je n’ai pas pu obtenir
d’informations plus précises.
03 décembre 2007
Encore quelques mots sur mes pièces d'identité
Entre
temps, j'ai voulu acheter un ordinateur à crédit. La première question que j'ai
posée au vendeur était si ma carte d'identité expirée poserait un problème.
Non, dit il. Je me procure tous les papiers nécessaires pour obtenir ce crédit,
je me réjouis déjà de mon nouvel ordinateur, mais la banque (Société générale,
soit dit en passant) me refuse le crédit. Pourquoi? Eh ben parce que ma carte
d'identité a expiré!!!!
L'extrait du registre des citoyens
de Bosnie-Herzégovine
La photocopie de ma carte d’identité
La preuve que j’habite là où j’habite (les papiers prouvant que mon père
est propriétaire de cet appartement et que j’y suis locataire)
Les mandats de paiement prouvant que j’ai payé les taxes administratives.
Une déclaration disant que je me sens citoyenne de Serbie, et où j’explique
que j’argumente ce sentiment par le fait que je vis en Serbie depuis au moins
25 ans sans interruption, et avant, encore, pendant toute ma jeune vie, hormis
mes nombreux séjours à l’étranger.
Une déclaration où j’explique pourquoi je tarde à demander une nouvelle
carte d’identité, où je résume en quatre phrases le texte que vous venez de
lire.
